Attention, 2 concerts incontournables en Mars :

Le 17 mars 2007 aux Tanneries - Dijon

avec Mon Dragon et La Fraction !

   

C'est le dernier concert de Mon Dragon... à ne pas rater !!


Le 25 mars 2007 au CICP - Paris

Avec LA FRACTION, concert de soutien au CSIA-Nitassinan



21 ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets. 17h00. 
début des hostilités avec la projection d'un film sur John Trudell, activiste/poete Santee-Sioux.




Vendredi 6 octobre 2006 sur les 10 heures, on charge le matos, on fait son sac en catastrophe et hop c'est parti ! Six dans le camion (le groupe et 2 invités, Eric et Marc) jusqu'à Brülh pour commencer.


« Ah bon ! Ca ne devait pas être Düsseldorf ? ». Ben non, 3 jours avant, c'est finalement Brülh, à côté de Cologne. Il faut dire qu il y a eu pas mal de suspense dans l'organisation de cette tournée. Pour commencer on s'y est pris un peu tardivement cet été, ce qui n'est pas le meilleur moment, mais on n'a pas vraiment eu le choix. On découvrira aussi, qu'octobre et novembre sont deux  mois de prédilection des groupes américains pour tourner en Europe, et comme ils n'ont pas vraiment envie de venir pour rien, ils s'y sont pris tôt...

 

 

Environ six heures de route plus tard, on arrive vers Cologne, il faut trouver Brülh, on se débrouille après un petit détour, et nous voilà arrivés en banlieue de Cologne.


On se retrouve dans un typique jugendzentrum allemand comme ils ont et que nous n'avons pas. C'est-à-dire une sorte de MJC mais gérée par les jeunes eux-mêmes et non par la Ville. Plus de liberté d'action en somme ! Nos yeux gourmands se dirigent direct vers un catering de classe, petits plaisirs salés et sucreries.

A côté, du monde s'active pour préparer la bouffe, ça s'annonce bien !  Ensuite, c'est le quotidien d'un groupe en concert :  Premières bières, sound check, baby foot, bouffe d'après la recette du charmant cuistot. Et comme il faut bien le dire, on s'est un peu incrusté dans ce concert, on ouvre le bal sur les 22h30.

 

Une cinquantaine de personnes sont là, ce qui est peu d'après les organisateurs, qui attendaient plus de monde du fait de la présence de the Heroines, un groupe allemand  qui marche plutôt pas mal. Mais bon, le courant passe et y'a de l'ambiance. Une heure de concert, puis on s'installe à notre table de presse : « schönen t-shirt und CD ! » « Fragen Sie euere Barricata ! ». Je ne vois pas grand-chose du groupe suivant, Virage Dangereux, groupe du coin. Ca a l'air de pas mal sonner, mais il faut avouer que quand on sort de scène on aime bien avoir le petit moment de détente et de causerie qui fait qu'on loupe en général le groupe suivant (évidemment si c'est Conflict...). Viennent ensuite the Heroines, du bon punk rock avec une chanteuse hargneuse au t-shirt Motorhead. Par contre les oreilles réclament de l'indulgence, « ah la la,  un sonorisateur sourd ! ».

Tout ça se termine sur les 2 heures du mat, on cause, on cause et on se couche vers 3h30 du mat. Bouh, y'a pas de douches ! C'est pas grave, quand on a vraiment envie de se décrasser on squatte le lavabo des toilettes, « Do not disturb gentlemen ! ». 6 heures plus tard, Nico est en forme à l'idée de prendre son premier früschtück allemand. Il faut dire qu'en général de ce côté-là, ils ne plaisantent pas. Puis c'est l'heure fatidique de charger le matos et aïe, une bouteille de bière se jette sous la roue du camion et le pneu s'avoue vaincu ! Allez, avant de partir pour Berlin, on cherche  un vendeur de pneus ! Impossible de trouver la bonne taille. Tant pis,  on verra à Berlin !     


Avec tout ça, on a perdu un peu de temps et on arrive un peu tard pour la prochaine date, 20h. Ce soir un joue au Köpi, un squat qui fête ses 13 ans de concerts. J'ai déjà joué là avec Kochise, plusieurs fois. Un chouette endroit, si ce n'est le sleeping qui a hébergé beaucoup de monde et qui s'en souvient!


Cette fois on sera accueilli par notre pote Sven que l'on va squatter plusieurs jours. Arrivée direct au bar, on est un peu dans une scène de Mad Max, du point de vue déco comme public. Une première bière, la bouffe, bonne comme d'habitude et on installe le stand dans un petit coin que les vendeurs de t-shirts on bien voulu nous laisser.

 On trouve tout comme t-shirt, Conflict, Dead kennedy's, Black Flag et j'en passe, des tas de reproductions tout droit arrivées de Pologne. Nihilist, un jeune groupe roumain commence sur les 23h30. Pas de chance, un brésilien totalement défoncé leur squatte le micro et la scène. Ceci dit, tout n'est pas perdu, il chante à peu près en rythme. Ils sont patients, il ne les quitte pas du concert. Puis sur les 00h30, c'est notre tour. Le public du Köpi est plutôt crusty punk et se trouve d'abord étonné d'entendre du punk mid tempo chanté. Mais le feeling passe carrément et on se trouve  rapidement avec un public melting style. C'est ça qui est cool d'ailleurs à Berlin autour de Kreuzberg, les gens sortent partout où  cela bouge, ils font le tour des concerts, des bars. Du coup pendant notre show,  aux punks vêtus de noir, s'ajoutent des personnes qui n'affiche aucun style précis, et en particulier pas mal de filles. Bon vers le milieu du set, j'attrape les paroles de Rauch Haus Song et on leur sort le morceau remanié à notre sauce. Mis à part que tout le monde rigole de me voir lutter à chanter un des textes les plus difficiles de Ton Steine Scherben, tout le monde est carrément content et chante le refrain avec nous. On voulait rendre un hommage au Köpi avec ce morceau car il parle des squats de Kreuzberg dans les années 70, et que le groupe est un peu le groupe fétiche du quartier et plus d'ailleurs, il a beaucoup compté pour le mouvement alternatif allemand en général. Enfin bref, 350 personnes et chaude ambiance ! Après avoir rechanté Rauch Haus song une deuxième fois avec le public, on laisse la place à Öroku de Seattle, du « dark sludge core with cello »? (?) Finalement, du crusty punk/HC (dans le sens de punk hurlé), auquel le violencelle apporte une vraie originalité. J'accroche quand même sans plus. Et pour finir, voilà les potes parigots de Munda di Mierda. Aïe, aïe, aïe, le chanteur est totalement déchiré! Et voilà ! Tout est rangé on peut partir ! Il est où Sven ? On l'avoue, on commence à accuser le coup et un petit nid douillet ne serait pas de refus... On le trouve finalement à la disco night qui venait de commencer au sous sol. Tout le monde dans le camion et hop ! On dit au revoir à Marc qui reste chez une copine du Köpi, on fait un petit détour pour déposer Elsa la cousine de Nico chez elle vers l'Alexander Platz et ça y est au lit !

L'appart que l'on va habiter 5 jours est typique de Berlin Est, immense ! Et d'ailleurs un message perso en passant : SVEN, WE LOVE YOU !

 

Le dimanche 8, le programme est déjà fixé, Sven nous propose une visite guidée de Kreuzberg. Premier aperçu incroyable, une mini ferme squattée pour les enfants ! Ensuite, on se dirige vers la Mariannenplatz et surtout vers l'hôpital Bethanien le fameux squat de Ton Steine  dont j'ai parlé plus haut ! Immense n'est pas le mot ! Pour ceux qui connaissent l'hôpital Saint Louis sur l'île de la Cité à Paris, voilà le type de lieu que les berlinois on pu squatter il y a 30 ans, ça laisse pensif...



Depuis quelques mois, des personnes ont repris le flambeau en occupant une petite partie du lieu. On se dirige ensuite vers le Boxi, un petit marché du quartier mais loin. Notre guide en profite pour nous montrer une partie de l'ancien tracé du mur.



Autour du Boxi, il y a des cafés bien sûr et parmi eux, un squat restau, plutôt réputé. La visite continue en passant pas des rues aux nombreux squats où se sont élevées des barricades contre la police. Sven tient à nous amener dans un charmant café squatté spécialistes en gâteaux en effet excellents. Et il n y a pas que ça, l'apéro coûte une misère et d'ailleurs ce sera un peu tout le temps comme ça. La vie coûte vraiment moins chère par là. Le temps passe, pizza chez le turc sur l'Oranienstrasse, rue animée où se trouvent librairie anar, le cortex (fameux magasin de disques), le SO 36, la grande salle rock de Berlin et quelques bars rock cool. Ce quartier, c'est un métissage de populations turque et underground et du coup, on s'y sent plus que bien !

 

Ca vous est déjà arrivé dans l'hexagone que le vendeur de pneux vous offre le thé en attendant qu'il s'occupe de votre voiture ou de votre camionnette ? Et bien à Kreuzberg, ça arrive  et en ce lundi 9 octobre, on a plutôt apprécié ! Ce jour là d'ailleurs, on a continué à parcourir le quartier et on a rendu visite à la coopérative de t-shirts où bosse Sven. Ce soir là, ah, la pizzeria qu'on ne pouvait pas attendre de connaître ! La I Due Forni située dans le quartier du Mitte à la Schönhauser Allee.

Immense pizzeria populaire tenue par un pote italiens des Banda Bassoti et qui accueille traditionnellement les groupes HC/ska punk de passage. Notre table est prête, l'accueil et les pizzas sont dignes de la réputation qu'on m'en avait faite !


 

Mardi 10, tout le monde a voulu aller voir le Jüdisches Museum. L'expo permanente est assez pédagogique et on est tous impressionné par la « Tour de l'holocaust » qui est un endroit confiné et froid qui veut rappeler les chambres à gaz. Toute l'architecture du musée est tortueuse et souvent par des fenêtres difformes, on voit un amoncellement de pierres taillées en forme de tête qui vous regardent. On part ensuite dans la continuité vers les anciens quartier du pouvoir nazi, l'office central de sécurité du Reich (gestapo, service secrets, et le ministère de l'air de Goering).

Celui-ci se trouve sur l'ancienne Prinz Albrecht strasse, aujourd'hui autour de la Wilhelmlstrasse.

Les anciennes cellules de la Gestapo doivent être renovées sur un emplacement aujourd'hui couvert.
Pour l'instant, les travaux sont en arrêt, apparemment, un manque de financements... En attendant, on trouve une exposition libre, la Topographie de la Terreur, sur le procès de Nuremberg et les actions de la Gestapo. On continue encore vers le récent Mémorial de la Shoah, contesté au départ, mais dont nos potes de l'antifa Aktion confirment l'intérêt. On n'a pas le temps de visiter l'expo en sous sol, mais on s'attarde au milieu d'un labyrinthe de pierres taillées au milieu duquel, on se sent seule et écrasée.


 

Pour repartir dans nos quartiers, on passe par Postdamer Platz la partie « actuelle » de Berlin. Ca en jette bien sûr les grands bâtiments modernes en verre, mais c'est le Berlin yuppy, pas le notre. Le soir, nouvelle balade dans Kreuzberg, notamment un tour au Kato, une ancienne station de métro, aujourd'hui, une belle salle rock de 500 personnes. On fait un arrêt chez un excellent et pas cher restau indien, puis on finit par un bar squatté (encore) à l'ambiance tamisée qui donne envie de s'endormir...  

Le mercredi 11 est le jour consacré à la visite des musées. Retour au Mémorial de la Shoah et au musée de la Stasi pour l'un, le musée Pergame ou  l'ancienne galerie nationale pour deux autres, balades tout simplement pour encore deux autres. Découverte dans le Mitte de l'île des pêcheurs et du quartier Saint Nicolas.


En fin d'après midi, un des copains de l'appart nous propose de nous accompagner au Treptower park. Celui-ci se situe du côté Berlin Est, et est bordé des anciennes villas des pontes du pouvoir Est allemand. C'est un hommage rendu aux partisans antifascistes de la seconde guerre mondiale. Typique monument d'architecture et de propagande soviétique (est allemande) à la gloire de l'URSS. Plusieurs pans de murs font l'apologie du peuple russe libérateur et en particulier de Staline.

 





Au fond du parc, une énorme statue d'un soldat russe qui écrase une swastsika. Une certaine vision de l'histoire... le parc est maintenant gardé car les fachos ont tenté à plusieurs reprises de le saccager.

 

 

La soirée du 10 est notre moment d'adieu avec le groupe et nos hôtes réunis car le lendemain, on joue à Leipzig. On a essayé de leurs concocter des recettes perso, ils apprécient apparemment.

Jeudi 12 sur les midis, une dernière petite visite à Sven à son taf, une petite balade et « au revoir Berlin ! A bientôt pour sûr ! »

Tout ceux qui ont soutenu Paco, batteur (unique en son genre) d'Inner Terrestrials et ancien batteur de Conflict, savent que grâce à tous les soutiens organisés et ils ont été nombreux en France, il a pu se faire opérer mi septembre. Et là, ça y est, il est reparti. Plus de 30 kilos de perdus depuis (nécessaire), premières répéts et premiers concerts en Angleterre ! Ca fait tout simplement plaisir qu'il ait survécu à tout ça.

Encore une fois, Paco remercie chaudement tous ceux qui ont été solidaires.


Cartouche - À quatre mains
envoyé par Cartouche-Rock



A QUATRE MAINS
Un extrait du concert à l'espace autogéré...
Plus d'infos, de photos (etc.) bientôt !!!

JE TRAHIRAI
envoyé par Cartouche-Rock


Vidéo du concert de Rouen le 18 novembre 2005,
"Je trahirai"         ...
déjà presque un an  !

Cartouche
envoyé par Newo
Vidéo du 4 novembre à la Miroiterie
Merci à NEWO qui a fait cette vidéo, ainsi que de super photos http://ctx-n-flrs.zikforum.com/viewtopic.forum?t=3183


CARTOUCHE en concert à LYON le 17 novembre 2006





19H  -  6Eur -  l'Arret Public des Platanes
Place Morel  -   LYON  -  1er Arrondissement

Dernier album ! A corps perdu

cartouche_acorpsperdu.jpgTranches de vie,  chansons de résistance portées par un chant féminin, après cinq années d’existence , le groupe  parisien Cartouche a sorti sa nouvelle production.

Si le  précédent album, enregistré à Londres,  sonnait  punk eighties (Blondie, Clash, etc), cette fois-ci, Lucas Chauvières du studio Soyouz (Paris), a donné au groupe la puissance du punk US (Dead Kennedy’s, Bad Religion). Et, ce n’est pas un hasard si le disque comporte deux morceaux en anglais. Il faut dire que Cartouche n’a cessé de tourner en Europe : France, Allemagne, Pologne, Autriche, Serbie, Hongrie, Belgique, dans des clubs, squats, jugendzentrums. Qu’ils comprennent ou non les paroles, le public a toujours été scotchée devant la présence et la rage positive du groupe sur scène . L’émotion, notamment quand elle entonne en yiddish le Chant des partisans du ghetto de Vilniu, Zog nit keynmol et la furie qui se dégagent de la  chanteuse n’y sont pas pour rien.

Chant / guitare : Géraldine (Kochise, Cria Cuervos, Turtle Ramblers)
Guitare / chœurs : Alexandre (Kochise, Mascarade, Turtle Ramblers)
Guitare : Laurent (Ya Basta Tulamort)
Basse : Raymonde (Raymonde et les Blancs becs, la Brigada Flores Magon)
Batterie : Mehdi (Mascarade / Kochise.
 


http://img.over-blog.com/233x203/0/27/42/29/pochette-vynil-a-corps-perdu-2-copie.jpgSlices of life, songs  of resistance, after 5 years of existence, the band Cartouche turned out his new production.

If the last record, recorded in London, was sounding punk 80’s (Blondie, Clash, etc), this time, Lucas Chauvières from the studio Soyouz (Paris), gave to the band the strength of the US punk. And it’s not a hazard if the on the record, one can find two songs in English. We have to say that the band didn’t stop to tour in Europe: France, Germany, Poland, Austria, Serbia, Hungary, Belgium, Switzerland, in clubs, squats and youth centres. Understanding or not the lyrics, the public is always receptive to the presence and the positive rage of the band on stage. Emotion, notably when she starts singing in Yiddish, The songs of partisans from the ghetto of Vilnius, Zog nit keynmol, and fury which emanate from the singer, are on rendez-vous!

 

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