Voilà un ouvrage qui apparaît comme un soleil (noir), dans le climat littéraire hexagonal actuel aux relents un peu trop bobos et nombrilistes à mon goût. Un roman noir, dur et incisif. 767 pages racontant l’histoire ou plutôt la souffrance de Marianne, que l’on suit pas à pas et qui je dois dire, noue les tripes. Ange déchu, l’héroïne plonge dans l’enfer de la taule, après une cavalcade où restent sur le carreau deux flics, enfin presque. Elle va le payer par la perpétuité et une descente violente aux enfers. Tabassage par les matons ; elle en tue une au passage, privations, dépendance à l’héro qu’elle arrive à se procurer auprès d’un gardien contre l’avilissement de son propre corps. Et puis, il ya aussi les bastons avec les codétenues. Parce que Marianne sait se battre et elle fait peur, ce qui rend jalouse la caïd de la taule.

 

La jeune femme n’a que la prison comme seule perspective d’avenir. Pourtant un jour, trois hommes, trois flics peut-être, lui promettent la liberté. Mais tout se paye et elle va devoir faire resurgir la tueuse, le monstre comme disent les autres, qui sommeille en elle…

 

Géraldine

Après la publication en 2006 d’un essai sur la Brigade Dirlewanger, (unité de l’armée nazie au recrutement « spécial », réputée pour sa cruauté et les atrocités qu’elle a commises) « Les chasseurs noirs », l’historien s’attaque ici au mythe d’un régime nazi composé de brutes, pour montrer que ce système a été théorisé, légitimé par des historiens, philosophes, juristes, géographes, etc, qui ont eux-mêmes pris part aux tueries comme officiers au sein d’unités d’einsatzgruppen. Des « intellectuels d’actions ».

 

En suivant le parcours d’un groupe d’entre eux, Christian INGRAO nous éclaire sur le processus et les fondements du passage de l’intellectualité à la violence de guerre.

 

Dans un premier temps il nous explique les raisons, le mécanisme et les modalités de l’engagement de ces hommes dans le nazisme. Le traumatisme de la défaite de 14-18, le sentiment d’être entouré d’ennemis, est un élément explicatif important pour ces jeunes intellectuels qui vont devenir des militants du nazisme, créer des réseaux et essayer de mettre leurs savoirs au service de l’idéologie à laquelle ils croient profondément. Car là est une autre clé de compréhension. Proche de l’anthropologie historique, spécialiste de l’étude de la culture de guerre, l’auteur analyse le régime nazi du point de vue d’un système de croyances teinté de millénarisme, notamment l’espérance en une ère nouvelle, que l’Allemagne nazie était en train de construire. « Cette guerre nous la menons pour l’existence même de notre peuple » écrit l’un des hommes du Sonderkommando 4a de l’Einsatzgruppen C, « qui les 29 et 30 août 1941 élimina les 33 371 juifs de Kiev dans le ravin de Babi-Yar ».

 

Associé au « déterminisme racial, nordicisme et antisémitisme à formulation savante », l’adhésion au système de croyance nazi, va conduire ces hommes à participer aux grandes tueries de l’Est. « Après le temps de la conquête vient celui de l’administration et de la germanisation ». C’est le temps de « la violence en actes », qui constitue la deuxième grande partie du livre, la création de la RSHA, la reconquête de la germanité, les grandes tueries des eninsatzgruppen.

L’auteur de rappeler que lors des grands procès de l’après guerre, la plupart des intellectuels SS adoptèrent la stratégie de la négation, l’obéissance à un « ordre d’extermination », eux qui pourtant, comme le démontre l’auteur, en s’appuyant sur les archives de la SD et de la SS, ont totalement adhéré, avec ferveur, à la culture de guerre nazie, en lui apportant à travers leurs travaux « scientifiques » et historiques, une légitimation, et en participant directement au génocide des juifs.

 

Géraldine

 

Le samedi 9 avril à Bristol

 

Le Dimanche 10 avril à London

 

cartouche flyer London

Le vendredi 8 avril à 18h30, concert à la maison au bar des sportifs, 52 rue Robespierre à Montreuil.

CICP 27 mars

Dernier album ! A corps perdu

cartouche_acorpsperdu.jpgTranches de vie,  chansons de résistance portées par un chant féminin, après cinq années d’existence , le groupe  parisien Cartouche a sorti sa nouvelle production.

Si le  précédent album, enregistré à Londres,  sonnait  punk eighties (Blondie, Clash, etc), cette fois-ci, Lucas Chauvières du studio Soyouz (Paris), a donné au groupe la puissance du punk US (Dead Kennedy’s, Bad Religion). Et, ce n’est pas un hasard si le disque comporte deux morceaux en anglais. Il faut dire que Cartouche n’a cessé de tourner en Europe : France, Allemagne, Pologne, Autriche, Serbie, Hongrie, Belgique, dans des clubs, squats, jugendzentrums. Qu’ils comprennent ou non les paroles, le public a toujours été scotchée devant la présence et la rage positive du groupe sur scène . L’émotion, notamment quand elle entonne en yiddish le Chant des partisans du ghetto de Vilniu, Zog nit keynmol et la furie qui se dégagent de la  chanteuse n’y sont pas pour rien.

Chant / guitare : Géraldine (Kochise, Cria Cuervos, Turtle Ramblers)
Guitare / chœurs : Alexandre (Kochise, Mascarade, Turtle Ramblers)
Guitare : Laurent (Ya Basta Tulamort)
Basse : Raymonde (Raymonde et les Blancs becs, la Brigada Flores Magon)
Batterie : Mehdi (Mascarade / Kochise.
 


http://img.over-blog.com/233x203/0/27/42/29/pochette-vynil-a-corps-perdu-2-copie.jpgSlices of life, songs  of resistance, after 5 years of existence, the band Cartouche turned out his new production.

If the last record, recorded in London, was sounding punk 80’s (Blondie, Clash, etc), this time, Lucas Chauvières from the studio Soyouz (Paris), gave to the band the strength of the US punk. And it’s not a hazard if the on the record, one can find two songs in English. We have to say that the band didn’t stop to tour in Europe: France, Germany, Poland, Austria, Serbia, Hungary, Belgium, Switzerland, in clubs, squats and youth centres. Understanding or not the lyrics, the public is always receptive to the presence and the positive rage of the band on stage. Emotion, notably when she starts singing in Yiddish, The songs of partisans from the ghetto of Vilnius, Zog nit keynmol, and fury which emanate from the singer, are on rendez-vous!

 

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